Guide : bail mobilité, mode d'emploi
À quoi sert le bail mobilité
Créé par la loi ELAN de 2018, le bail mobilité permet de louer un logement meublé pour une courte période à une personne qui en a besoin temporairement. Il offre de la souplesse au propriétaire (pas de reconduction) et un accès facilité au locataire (pas de dépôt de garantie). Il est régi par le titre Ier ter de la loi du 6 juillet 1989.
Qui peut en bénéficier ? À la date de prise d'effet du bail, le locataire doit être dans l'une de ces situations : formation professionnelle, études supérieures, contrat d'apprentissage, stage, engagement de service civique, mutation professionnelle ou mission temporaire dans le cadre de son activité professionnelle. Il en apporte la preuve (convention de stage, contrat d'apprentissage, attestation de formation…).
Mentions obligatoires
Le bail est écrit et comporte notamment :
- le nom et l'adresse du bailleur (ou de son mandataire) et le nom du locataire ;
- la date de prise d'effet et la durée ;
- le motif justifiant le recours au bail mobilité ;
- la phrase indiquant que le contrat est un bail mobilité régi par le titre Ier ter de la loi du 6 juillet 1989 ;
- la consistance, la destination et la surface habitable du logement, les locaux et équipements privatifs et communs ;
- le loyer et ses modalités de paiement, le dernier loyer du précédent locataire s'il est parti depuis moins de 18 mois ;
- les travaux réalisés depuis le dernier bail ;
- la phrase rappelant l'interdiction de demander un dépôt de garantie.
Attention : sans durée, sans motif ou sans la phrase de référence à la loi, le bail mobilité n'est pas applicable.
Annexes : diagnostics, états des lieux d'entrée et de sortie, inventaire et état détaillé du mobilier.
Délais et règles clés
- Durée : 1 mois minimum, 10 mois maximum. Elle peut être modifiée une seule fois par avenant, sans dépasser 10 mois au total.
- Non renouvelable : à l'échéance, si les parties veulent continuer, elles signent un bail meublé classique.
- Préavis du locataire : il peut partir à tout moment avec un préavis d'un mois.
- Loyer : non révisable en cours de bail ; encadré en zone tendue.
- Caution : autorisée, y compris via la garantie Visale.
Erreurs fréquentes
- Oublier le motif ou un justificatif : le contrat bascule hors du régime du bail mobilité.
- Demander un dépôt de garantie : c'est interdit.
- Prévoir une clause de solidarité entre colocataires ou leurs cautions : clause interdite.
- Louer un logement vide : le bail mobilité ne concerne que le meublé, qui doit comporter le mobilier minimal.
- Signer un second bail mobilité à l'échéance pour le même logement : il faut passer à un bail classique.
Modèle indicatif, à adapter à votre situation. Sources officielles :